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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:32

Le relais de poste de Chapareillan était situé au hameau de Cernon.

Jacques BORY, né le 01.03.1745, à Chapareillan, fils de Jacques et Marie CHABERT, avait pris le relais le 19 septembre 1778. Il demande à être relevé avant le 1° mai 1793. Il abandonne son service en juillet 1793, et donne sa démission en octobre. Ses 10 chevaux sont tous épuisés, suite aux réquisitions pour le transport militaire. Il demande le 5 brumaire An III (26.10.1794) le remboursement de 9 chevaux à 300 livres l’un, plus un cheval pour le service des malles à 100 livres. La réclamation se monte à 3400 livres. On ne sait pas si cette demande a abouti. Jacques BORRY fait un testament le 27.04.1818 puis le 12.04.1824.

Pierre COMPTE, né vers 1758, achète le relais de Chapareillan pour 7 000 livres, il en prend la direction le 7 vendémiaire An II (08.09.1793). Un rapport du 23 vendémiaire An III (14 .10.1794) dit : Pierre COMPTE, âgé de 36 ans, voiturier, patriote, intelligent, moral, possède 12 chevaux, Poste de Cernon (près du ruisseau le Cernon), ouverture de la ligne Chapareillan-Montmélian. Est-ce lui qui est dit maître de poste de Grenoble, sur Généanet, marié avec Thérèse BERNARD ?

Le relais de poste de Chapareillan était vacant vers le 17 floréal An VIII (07.05.1800). Des affiches pour la vente avaient été placardées à cette époque. Le 22 floréal An VIII (12.05.1800), le citoyen Etienne ARRAGON, nouveau propriétaire, est interpellé par les autorités : « …vous tiendrez le relais de Chapareillan sur le pied de la loi sur les Postes…si ce n’est pas le cas, je vous livre à un conseil de guerre ».Etienne ARRAGON, fils de Jean ARRAGON et Claudine MICOUD est né le 15.03.1777, aux Echelles. Marié le 08.09.1799 aux Echelles avec Elisabeth PHILIPPE. Il obtient le brevet de maître de poste de Chapareillan, le 7 fructidor An IX. Il décède le 20.08.1832, aux Echelles. Son frère Charles ARRAGON, est maître de poste aux Echelles.

Du 07.11.au 07.12.1815, piémontais et autrichiens quittent le pays. Etienne ARRAGON réclame 26 414,25 francs, pour fourniture de fourrages et vivres, sans compter 489,25 francs pour le passage du prince héritier d’Autriche. Ces sommes ne sont pas réglées en 1818.

La maison forte d’Hauterive, à Chapareillan, bien de l’émigré VILLENEUVE, vendue dans le cadre de la vente des biens nationaux, le 02 pluviôse An II(21.01.1794), pour 37 500 livres est achetée par Nicolas PERRET, de La gâche. Joseph BURRIAND, cultivateur d’Hauterive, le rachète le 22 pluviôse An II, pour 38 100 livres, puis en cède la moitié à demi-prix à Jean ARRAGON (père de Etienne ARRAGON), cultivateur des Echelles, le 17 prairial An II (05.06.1794).

Eustache Marie Etienne ARRAGON est né le 29.03.1800, aux Echelles, marié avec Marie Elisabeth GRANDJOND. Il prend le relais de poste de Chapareillan, à la suite de son père Etienne. Il décède à Paris, 2° arrondissement, le 16.11.1876. Son cousin Jean-Baptiste ARRAGON, fils de Charles, est maître de poste de Montmélian(Savoie).

La grange du relais de poste pour l’entrée et la sortie des véhicules a été rasée vers 1979, il reste la maison à proximité (l’annexe du relais ?) et en face la maison habitée par les ARRAGON, maîtres de poste.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:52

Il a été prescrit par l’article 34 du règlement de discipline en date du 6 décembre 1828, que l’usage du cornet fut établit à partir du 1° janvier 1830, terme péremptoire, en déclarant que les postillons, qui ne se seraient pas rendus habiles à s’en servir, auraient été exclus du service. Je veux donc espérer que tous les individus, qui se trouvaient à cette époque attachés aux relais, auront acquis l’aptitude nécessaire, et que ceux qui y ont été admis successivement n’auront également pas négligé de s’en rendre l’usage facile. Le cornet a été prescrit pour donner le signal de l’arrivée des services en poste, d’un relais à l’autre, ainsi que pour obtenir le passage libre dans les villes, et le long des routes, d’après ce qui est déterminé par l’article 95 du Règlement organique.

Étant par conséquent indispensable, que les postillons n’omettent absolument pas d’employer dans les services de poste, le signal distinctif, qui a été adopté pour remplacer celui du fouet, dont se servent également les charretiers, voituriers et autres, j’ai jugé à propos de prendre les déterminations suivantes :

1°- Les maîtres de poste sont tenus de notifier dans la quinzaine, à dater de ce jour, à la Direction divisionnaire, dont ils dépendent, si les postillons de leurs propres relais, soit effectifs soit aspirants, sont tous capables de se servir du cornet.

Ceux qui ne le seraient pas, devront être indiqués nominativement, en faisant connaitre les motifs pour lesquels ils ne se s sont pas conformés aux ordres.

2°- Les postillons déjà reconnus qui ne seraient pas encore à même de se servir du cornet, pourront être congédiés, si dans le courant de la présente année ils n’auront pas réparé pareille omission.

3°- D’or en avant personne ne pourra obtenir d’être nommé postillon effectif, s’il n’est pas reconnu capable de se servir du cornet de manière du moins à pouvoir, par son moyen, donner un signal convenable.

4°- Pour être reçu postillon aspirant il y aura l’obligation de se mettre en état à pouvoir se servir du cornet dans l’espace de six mois, passé ce tems ceux qui auraient négligé ce devoir pourront être renvoyés.

5°- Les directeurs divisionnaires recevront les notifications dont à l’article 1° et examineront si elles concernent tous les postillons de chaque relais suivant le rôle respectif. Aussitôt que les notifications sus énoncés leur seront parvenus en totalité, les mêmes directeurs m’en soumettront le rapport accompagné de leurs observations.

TURIN, le 18 juillet 1838, l’Inspecteur Général, PALLAVICINI

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 17:48

REGISTRE DES CONCESSIONS ET PLANS DE SERVICE des voitures publiques et autres entreprises, dont le siège principal est à Chambéry .Copiés textuellement par ordre de Mr le Questeur afin de connaître l’objet de la demande et celui des dispositions données .Par Mr le Ministre de l’intérieur. (il y a une table à la fin ,des concessionnaires,en partie en italien, en partie en français)

Folio 1, n° 96, par décision ministérielle du 29 octobre 1848,Louis Médail, du pont de Beauvoisin ,ligne de Chambéry à pont de Beauvoisin,vu l’acte de soumission « du tre corrente octobre nanti l’ufficio del sigr intendente generale della dne amministration di ciamberi ».

Folio 3 ; Plan de service de Mr Médail Louis ; La nouvelle entreprise mettra en circulation deux voitures à 13 places ; 8 dans l’intérieur, 2 dans le coupé, 2 sur l’impériale, effets et marchandises dans l’impériale.

Le départ aura lieu à heures fixes de la manière suivante et tous les jours- Départ du Pont à 8 heures du matin -Arrivée à Chambéry à 11heures et demie ou midi- Départ de Chambéry à midi, Arrivée au Pont à 4 heures et demie du soir.

Durant la saison des eaux la voiture continuera son parcours jusqu’à Aix les bains ou elle arrivera 2 heures après ; elle repartira ensuite de cette dernière localité 3 heures avant le départ ci-dessus fixé pour Chambéry.

, Cette entreprise se fera avec 3 chevaux et aura pour relais Chambéry et le pont de Beauvoisin , lieux de départ et arrivées et Les Echelles pour relais intermédiaire.

4°, Dans chacune de ces localités l’entreprise aura un bureau tant pour l’inscription des voyageurs que pour la consignation des effets et marchandises.

, l’entrepreneur s’engage à mettre le service en pleine activité dans le terme péremptoire de 20 jours à dater de la concession dûment enregistrée.

Tarif du prix des places et transport des marchandises :

Prix des places de Chambéry :

Coupé Intérieur impériale

Aux Echelles 2,00 1,75 1,25

Au Pont de Beauvoisin 3,00 2,00 1,50

A Aix les bains 1,50 1,20 1,00

Tarif du transport des marchandises;

Les 100 Kg de Chambéry aux Echelles 2) De Chambéry au Pont 3° ( prix non indiqué).

« Visto ed approvate della segretareriede M interne, Torino li 23 octobre 1848, il seg capo di divisione,signé APROTI. » Référence:1FS 566, AD CHAMBERY,Fonds Sarde.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 19:18

 

Nom prenom date Observations et sources
BACHU GEORGE 1566 Chevaucheur de Chambéry, le 1° août 1566. (Histoire de Montmélian, abbé Félix Bernard, page 316)
CARREL 1617 Histoire de la commanderie de St Antoine , A. Perrin, 1890.
CARREL JULIEN 1647 Fonds Bouvier 8F99
CAVORET FRANCOIS 1726
CAVORET JEAN VINCENT 1739 Fils de Claude CAVORET. 17F47 Folio 78 
CHABERT PIERRE 1693-1698 Marié avec Péronne PEYTAVIN. Fonds BOUVIER 8F99
COTTIN ANDRé 1854-1856 Fils de Antoine COTTIN.Maître de poste de Chambéry et Aix, 10 FS 1132, Folio 687 et 721+ Calendario Général
DUVILLARD JEAN FRANCOIS 1738-1745
FEIGE PIERRE 1793 Marié avec Michelle ROCHE. Naissances Chambéry 1793 et 2C897, folio 190, contrat de société.
GRILLé SIMON 1552 E105 1552, Trésorier des Postes et chevaucheur de l'écury du Roi.
PEYTAVIN ANDRé 1606-1612 Fils de Guillaume PEYTAVIN. Marié avec MALITEUZ Claudine.Fonds BOUVIER 8F99. Achète la pomme d'or à Chambéry, le 24.05.1602(4B 1420).
PEYTAVIN PIERRE 1611-1640 Fils de André PEYTAVIN. Marié avec DE ST MARCEL Jeanne.4B 1420.
PEYTAVIN GABRIEL 1640-1682 Fils de Pierre PEYTAVIN.Marié avec Henriette BONNARD.4B 1420, Inventaire de son hoirie, 7 juillet 1682.
REVOL ? JOSEPH 1782 Ou RIVOL?Dit Le Parisien. 2B 13593.Aubergiste à la Croix d'Or.
REY PIERRE 1595-1598 Fonds Lescheraine+ 138E dépôt 47, St Pierre d'Albigny, 10.06.1598, folio 174.Noble Pierre REY, MDP à Chambéry, est parrain.
RIVAUD MICHEL 1777 Fils de Jean RIVAUD. Marié avec Benoite PERRIER.2C 427, Folio 124. Devient propriétaire de "la pomme d'or" par échange avec le sieur Joseph PEYTAVIN, fils de feu Noël, le 19 juin 1777.
RIVAUD MICHEL 1786-1836 Fils de Claude RIVAUD.C 652(1786)+ 1L199, chemise 625(1806), aubergiste et maître de poste.
RIVAUD CLAUDE 1815 Fils de feu Michel RIVAUD. 10FS 3109 Tabellion Montmélian.
RIVAUD JOSEPH 1848-1854 Calendario Général
ROBIN SEBASTIEN 1697-1699 Fils de Antoine ROBIN.2B 1246+ 2C 191,tabellion de Chambéry, folio 456.
TREPPIER BENOIT 1670 Messager. 4B1420.Loue une boutique au dessous de la pomme d'or, à Gabriel PEYTAVIN.
VINET JULIEN 1541-1562 L'hôtellerie à Chambéry à travers les âges,CHEVALLIER et VIOUD, 2003, page 14
VINET JULLIAND 1553-1554 Marié avec DEBOY Françoise.E126, 19.12.1553, dans Fonds Bouvier 8F103,E125, 10.12.1553, toujours vivant.E121, 01.04.1554.Le 24.01.1554, Julian VINET a acquis une maison à Chambéry avant cette date(8F87)  
VINET JEAN 1550
VINET GUILE 1553-1558 Fils de Julliand VINET.E101, 1558, tenant la poste pour le roi.Fonds Bouvier, 8F103, 19.12.1553,Fils de Julliand VINET et Françoise DEBOY. Chevaucheur ordinaire de la poste du Roy notre sire à Vizile en dauphiné et à Chambéry.E100, 15.05.1558, il est cité sans son père en juillet 1558.VINET Guillaume en 1558,Fonds Bouvier 8F99.
YVRARD JACQUES 1635 Fils de Jean François YVRARD. Marié avec Pernette PICHON.8F84, cité deux fois parrain à Chambéry en 1635. Marié le 14.08.1629, à Cognin.
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 17:09

Soumission passée par Monsieur Longue Charles pour l’établissement d’un service de voitures publiques entre Chambéry et Les Marches ; Entreprise ARAGON, LONGUE et Compagnie. L’an 1857, le 28 du mois de février, à Chambéry, au bureau de l’Intendance Générale, par devant Monsieur le chevalier Pierre Magenta, Intendant général de la division administrative et assisté de l’employé ci-dessous signé. Comparaît Monsieur LONGUE Charles, feu Barthélémy, commissionnaire de roulage, né et domicilié à Chambéry, notoirement solvable, lequel présente une demande souscrite par lui et par Monsieur ARRAGON, propriétaire, domicilié à Chapareillan, France, pour être autorisés à établir un service de voitures publiques entre Chambéry et Les Marches, et présente à ces fins toutes les pièces nécessaires. Dans l’espoir que l’autorité supérieure voudra bien accueillir cette demande et voulant d’autre part satisfaire au prescrit des lettres patentes du 21 juillet 1846, il déclare s’obliger, par le présent acte de soumission, tant pour lui que pour Monsieur ARRAGON son associé, d’observer et de faire observer sous les peines du droit, dans le service qu’ils entendent établir, tant par eux que par les personnes qu’ils seront dans ce cas d’y employer, les règles de discipline et de police qui sont prescrites par les règles de discipline et de police qui sont prescrites par les règlements en vigueur, ou qui pourront être publiés dans la suite ; et cela non seulement pour la garantie de l’exactitude, de la probité et de la sûreté du service, d’après le plan qui sera approuvé, mais encore pour la garantie de tous les transports de personnes et d’effets, qui en seront la conséquence, et notamment pour la garantie des intérêts qui pourront compéter à des tiers ; déclarant à tous ces points de vue, se rendre personnellement responsable du fait des personnes qui auront été appliquées à ce service, et constituant, à forme de droit, tous ses meubles et immeubles présents et futurs, pour l’entière garantie des engagements par lui contractés. Conformément aux prescriptions des lois en vigueur, les mêmes concessionnaires s’engagent en outre de donner reçu des plis, dont l’administration des postes croirait convenable de confier le transport à ces voitures. Dont acte, fait à double, que Monsieur LONGUE signera avec nous.

Source : 1FS567, Archives Départementales de savoie.

- Note de l’auteur : ARRAGON était maître de poste de Chapareillan, Isère, France.

Eustache Marie Etienne ARRAGON est né le 29.03.1800, à Les Echelles, Savoie. Marié avec Marie Elisabeth GRANDJOND. Décédé le 16.11.1876, Paris 2° arrondissement, inhumé à Chapareillan. Fils de Etienne ARRAGON, maître de poste de Chapareillan, et de Marie Elisabeth PHILIPPE.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:44

LA POSTE AUX CHEVAUX, REGLEMENTS ET ORGANISATION.
PREMIERS REGLEMENTS :
1- L’édit de 1561
Le premier acte législatif important concernant les postes date du 10 juin 1561  : «  Lettres patentes qui établissent la charge de Maître général des Postes et déterminent son autorité et sa compétence », et émane du grand réformateur de l’état savoyard que fut Emmanuel Philibert. Cet acte est la base de l’organisation officielle du système. Il admettait l’archaïsme du système précédent et sa différence avec les pays voisins.
A la tête de l’institution était crée une charge de Maître Général des postes qui devenait le directeur de cette administration. Il s’agissait d’une véritable réforme. Cet acte annulait les structures existantes, ainsi que les concessions accordées, donnant tous pouvoirs à ce nouveau directeur pour reconstruire le réseau.
Deux édits du 1er juin 1583 et 8 novembre 1614, viendront compléter cette réforme.
2- Les lettres patentes de 1652 .
Au cours du XVII° siècle, Charles Emmanuel allait renforcer le monopole de la poste, « défendant à cet effet à toutes personnes et voituriers de tenir semblables chevaux et d’en louer pour aller sur la route et le grand chemin des dites postes de Nice à Chambéry, à Turin et de Turin aux dites deux villes, à peine de vingt cinq écus d’or d’amende…et de confiscation de leurs chevaux au profit des dits maîtres de poste ».Il n’y avait alors en Savoie qu’une seule ligne de poste, pour les lignes de traverse la règle ne s’appliquait pas : « pourront toutefois les dits voituriers louer des chevaux pour aller à la traverse de nos états et par tous autres chemins et routes que celles de la poste susdite de Chambéry à Turin et de Turin à Nice où seront établis les dits relais. » . Cet édit permettait : l’établissement d’un relais en chaque poste depuis Turin à Chambéry  et de la même ville de Turin à Nice et des dites villes de Chambéry et Nice à Turin pour la commodité des voyageurs
Pour la première fois, était mentionnée l’autorisation faite aux particuliers d’utiliser les services des relais, avec leurs propres voitures.
3-Le Règlement de 19 septembre 1772.
Dans une première étape, le Duc Victor Amédé II érigeait la poste en office royal dont le directeur général recevait les ordres directement du Roi.
La seconde étape fût la publication en 1772, d’un nouveau règlement .
Charles Emmanuel conscient « des avantages et des commodités que l’établissement des postes procure au commerce et au public » donne des dispositions pour affermir « toujours plus un bénéfice si intéressant ».Ce règlement donnait une grande impulsion au système.
« En conséquence après avoir fait établir le départ et l’arrivée des postes deux fois par semaine, et les introduire dans plusieurs endroits qui n’en jouissaient pas, et que les chemins ont été réparés dans la plupart des provinces, nous avons jugé à propos de rendre uniformes dans tous nos états de terre ferme les lois qui concernent le bon ordre des postes, la juridiction sur icelles, leur prompte expédition, et les plus grandes facilités de la course en poste, et de régler par un nouveau tarif les droits et les taxes qu’il est nécessaire, ensuite des changements survenus, de fixer pour l’exercice de ce droit régalien. ».
Pour la première fois dans son histoire, le service des postes était réglementé de manière très stricte et très détaillée. Toutes les composantes de cette grande administration étaient passées en revue. Les charges du personnel et la nature du service rendu aux usagés étaient établis.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 19:05

D’abord réservé à la transmission des ordres royaux, le courrier fut acheminé par des messagers, à pied ou à cheval.

Les relais sont là pour fournir des chevaux frais aux voyageurs ou à la malle poste. En Savoie la lieue de poste était de 4 kilomètres et une poste valait 8 kilomètres, selon le géomètre Pavy, en 1849, (1FS 2090). M. Harzany dans La vie à Aix les bains autrefois, donne pour la poste de Savoie la distance de 12 kilomètres et 330 mètres.

Les relais étaient distants l’un de l’autre de une poste à trois postes 1/2.

 

En Savoie, c’est François 1° (1494-1547), qui introduit la Poste en 1536, lors de l’occupation française (1536-1559) selon l’abbé Truchet. Mais la lettre de concession de la poste d'Aiguebelette, par le Duc de savoie, charles III, à Charles Planche, le 2 août 1521, contredit cette affirmation.En 1536, Etienne Regnault, fils d’Etienne est cité comme « Chevaucheur tenant la poste pour le roi en la cité de Maurienne, au logis des 3 rois  »  à St Jean de Maurienne .A Chambéry, c’est Jean Vignet qui est cité en 1551.

 

Emmanuel-Philibert (1553-1580) officialise la nomination des maîtres de poste, courriers, et estafettes le 8 septembre 1561, son fils Charles Emmanuel (1580-1630) établit leurs privilèges en 1607.

La carte générale de toutes les routes et traverses de France, de 1626, ne fait pas figurer la route du Mont Cenis. En 1632, la carte des routes de poste, établie par Nicolas Sanson, fait figurer la route du  Pont de Beauvoisin à Turin, les relais sont les suivants jusqu’au Mont Cenis ;

Pont Beauvoisin, Aiguebelette, Chambéry, Montmélian, Maltaverne, Aiguebelle, Epierre, La Chambre, St Jean de Maurienne, St Michel, St André, Orfé (Aussois ?), Lanslebourg, Tavernette .

Il y 15 relais de Pont de Beauvoisin  à Lanslebourg, en 1772, qui sont sensiblement les mêmes ; Les Echelles ont remplacées Aiguebelette, et l’on trouve St Thibaud  de Couz, Villarodin et Bramans.

 

Le fonctionnement de ces relais était assuré par les maîtres de poste. Ceux-ci  ne manipulaient pas les lettres, contenues dans des sacs et rangés dans des malles, mais se cantonnaient à fournir des chevaux frais et des guides (les postillons). Les chevaux de poste étaient les seuls à pouvoir circuler au galop.

Le postillon ayant atteint le relais suivant, ramenait les chevaux au trot, lorsqu’ils s’étaient désaltérés et reposés au moins 30 minutes.

Pour aller de Montmélian à Chambéry, au galop et revenir au trot, les postillons mettaient entre 4 heures et 5 heures, en 1846, et ils mettaient de 3 heures 30 minutes à 4 heures 30 minutes, de Montmélian à Maltaverne. Pour avoir établit un « excès de vitesse », en 1843, le garçon d’écurie, Excoffon, ne deviendra pas postillon ; Il a couvert la malle de Montmélian à Maltaverne en 51 minutes, en usant les chevaux.

Les maîtres de poste étaient propriétaires des bâtiments et des chevaux. Quand ils arrêtaient le service, si ils n’avaient pas vendu le relais, celui-ci se déplaçait à un autre emplacement, chez le nouveau titulaire. A Montmélian, le relais a été à au moins à  deux endroits différents et à St Thibaud de Couz il a changé au moins 3 fois de place. Deux à trois postillons, des garçons d’écurie, un bourrelier et quelque fois un maréchal-ferrant dépendaient de lui.

Le nombre de chevaux est variable d’un relais à l’autre et suivant les époques ; En l’an XIII, Piot d’Aiguebelle a 12 chevaux, en 1814, Floret Joseph, de Modane, déclare avoir 20 chevaux et  en 1851, Jean Aragon, de Montmélian a au moins 19 chevaux.

le maître de poste tenait souvent une auberge. Il s’agit de La pomme d’or à Chambéry, La grande maison, aux Chavannes en Maurienne ou Le petit Turin à St Michel de Maurienne.

 

Les maîtres de poste possédaient un brevet attribué par l’autorité en place.

En l’An 2, Maurice Ortolland, obtient le brevet de maître de poste d’Epierre, il touchera 45 sols et les postillons auront15 sols, par poste et par cheval. En 1852, le prix à payer est de 20 centimes, par kilomètre et par cheval et pour le postillon de 12 centimes sauf pour le Mont Cenis dont le tarif est différent. Vers 1850, l’attribution des relais se fera aux enchères.

Ils parvenaient parfois à créer une «dynastie » de maître de poste, comme les Bourgeois, à Montmélian, qui tiennent la poste pendant cinq générations, les Horteur, à Grand-Maison, aux Chavannes en Maurienne, qui eux, tiennent des relais en plusieurs endroit, vers 1865 ou les Aragon qui occupent Montmélian, Les Echelles et Chapareillan.

Certains obtiendront une concession pour le transport des voyageurs en voitures publiques, comme Joseph Horteur, en 1846 ou Cosme Jorcin, de Lanslebourg, pour pouvoir lutter contre la concurrence.

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J'ai crée ce blog pour présenter mes recherches et rencontrer des personnes intéressées par ce sujet très spécifique.

je suis en Savoie. je fais de la généalogie depuis environ 25 ans. Je suis président d'une association d'histoire et de généalogie, l'AREDES, et membre d'associations d'histoire; les amis de Montmélian et de ses environ et la SSHA.

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