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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:28

Les diligences ont été le théâtre d’événements divers :

Le 21 janvier 1857[1] a lieu la déclaration de la naissance de Pierre Arbaretaz, né le 20 janvier dans des conditions particulières ; « l’indication de la naissance a été faite par le greffier du mandement des Echelles qui d’après les renseignements donnés par la mère m’a déclaré : Premièrement, que l’enfant était né dans le défilé de Chailles, sur l’impériale de la diligence des maîtres de poste, de Lyon à Chambéry, dont le conducteur était Dufresne Charles. Deuxièmement, que la mère de cet enfant, né accidentellement dans le défilé de Chailles est native de St Sulpice, que son père s’appelle Jean Arbaretaz. Troisièmement, qu’ayant pu arriver jusqu’aux Echelles, l’enfant a été déposé dans la maison de François Vallet, aubergiste. La réquisition pour l’administration du baptême a été faite par Pierre Guichon, parrain de l’enfant nouveau né qui signe, curé Joseph B. André. Notons que le nom de la mère n'est pas indiqué. En marge nous trouvons « marié à St Germain en Laye le 29 octobre 1898, avec Fonceneau Marie. », Il a donc bien survécu à cette naissance un peu chaotique. Le texte ne dit pas si il  a eu droit à des avantages sur les transports !

[1] Archives Départementales de la Savoie, 3E 1294, Les Echelles, 1857.



 
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 17:09

Soumission passée par Monsieur Longue Charles pour l’établissement d’un service de voitures publiques entre Chambéry et Les Marches ; Entreprise ARAGON, LONGUE et Compagnie. L’an 1857, le 28 du mois de février, à Chambéry, au bureau de l’Intendance Générale, par devant Monsieur le chevalier Pierre Magenta, Intendant général de la division administrative et assisté de l’employé ci-dessous signé. Comparaît Monsieur LONGUE Charles, feu Barthélémy, commissionnaire de roulage, né et domicilié à Chambéry, notoirement solvable, lequel présente une demande souscrite par lui et par Monsieur ARRAGON, propriétaire, domicilié à Chapareillan, France, pour être autorisés à établir un service de voitures publiques entre Chambéry et Les Marches, et présente à ces fins toutes les pièces nécessaires. Dans l’espoir que l’autorité supérieure voudra bien accueillir cette demande et voulant d’autre part satisfaire au prescrit des lettres patentes du 21 juillet 1846, il déclare s’obliger, par le présent acte de soumission, tant pour lui que pour Monsieur ARRAGON son associé, d’observer et de faire observer sous les peines du droit, dans le service qu’ils entendent établir, tant par eux que par les personnes qu’ils seront dans ce cas d’y employer, les règles de discipline et de police qui sont prescrites par les règles de discipline et de police qui sont prescrites par les règlements en vigueur, ou qui pourront être publiés dans la suite ; et cela non seulement pour la garantie de l’exactitude, de la probité et de la sûreté du service, d’après le plan qui sera approuvé, mais encore pour la garantie de tous les transports de personnes et d’effets, qui en seront la conséquence, et notamment pour la garantie des intérêts qui pourront compéter à des tiers ; déclarant à tous ces points de vue, se rendre personnellement responsable du fait des personnes qui auront été appliquées à ce service, et constituant, à forme de droit, tous ses meubles et immeubles présents et futurs, pour l’entière garantie des engagements par lui contractés. Conformément aux prescriptions des lois en vigueur, les mêmes concessionnaires s’engagent en outre de donner reçu des plis, dont l’administration des postes croirait convenable de confier le transport à ces voitures. Dont acte, fait à double, que Monsieur LONGUE signera avec nous.

Source : 1FS567, Archives Départementales de savoie.

- Note de l’auteur : ARRAGON était maître de poste de Chapareillan, Isère, France.

Eustache Marie Etienne ARRAGON est né le 29.03.1800, à Les Echelles, Savoie. Marié avec Marie Elisabeth GRANDJOND. Décédé le 16.11.1876, Paris 2° arrondissement, inhumé à Chapareillan. Fils de Etienne ARRAGON, maître de poste de Chapareillan, et de Marie Elisabeth PHILIPPE.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:04

St-Jean-de-Couz.jpg

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 18:09

place carnot aix les bains 2
place carnot aix les bains 2
par poste-aux-chevaux-savoie

Muller del. et lith. Genève : Charnaux, [vers 1860]. 1 est. : lithograph. 14 x 17 cm. (AC Aix-les-Bains : 15 fi).

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:44

LA POSTE AUX CHEVAUX, REGLEMENTS ET ORGANISATION.
PREMIERS REGLEMENTS :
1- L’édit de 1561
Le premier acte législatif important concernant les postes date du 10 juin 1561  : «  Lettres patentes qui établissent la charge de Maître général des Postes et déterminent son autorité et sa compétence », et émane du grand réformateur de l’état savoyard que fut Emmanuel Philibert. Cet acte est la base de l’organisation officielle du système. Il admettait l’archaïsme du système précédent et sa différence avec les pays voisins.
A la tête de l’institution était crée une charge de Maître Général des postes qui devenait le directeur de cette administration. Il s’agissait d’une véritable réforme. Cet acte annulait les structures existantes, ainsi que les concessions accordées, donnant tous pouvoirs à ce nouveau directeur pour reconstruire le réseau.
Deux édits du 1er juin 1583 et 8 novembre 1614, viendront compléter cette réforme.
2- Les lettres patentes de 1652 .
Au cours du XVII° siècle, Charles Emmanuel allait renforcer le monopole de la poste, « défendant à cet effet à toutes personnes et voituriers de tenir semblables chevaux et d’en louer pour aller sur la route et le grand chemin des dites postes de Nice à Chambéry, à Turin et de Turin aux dites deux villes, à peine de vingt cinq écus d’or d’amende…et de confiscation de leurs chevaux au profit des dits maîtres de poste ».Il n’y avait alors en Savoie qu’une seule ligne de poste, pour les lignes de traverse la règle ne s’appliquait pas : « pourront toutefois les dits voituriers louer des chevaux pour aller à la traverse de nos états et par tous autres chemins et routes que celles de la poste susdite de Chambéry à Turin et de Turin à Nice où seront établis les dits relais. » . Cet édit permettait : l’établissement d’un relais en chaque poste depuis Turin à Chambéry  et de la même ville de Turin à Nice et des dites villes de Chambéry et Nice à Turin pour la commodité des voyageurs
Pour la première fois, était mentionnée l’autorisation faite aux particuliers d’utiliser les services des relais, avec leurs propres voitures.
3-Le Règlement de 19 septembre 1772.
Dans une première étape, le Duc Victor Amédé II érigeait la poste en office royal dont le directeur général recevait les ordres directement du Roi.
La seconde étape fût la publication en 1772, d’un nouveau règlement .
Charles Emmanuel conscient « des avantages et des commodités que l’établissement des postes procure au commerce et au public » donne des dispositions pour affermir « toujours plus un bénéfice si intéressant ».Ce règlement donnait une grande impulsion au système.
« En conséquence après avoir fait établir le départ et l’arrivée des postes deux fois par semaine, et les introduire dans plusieurs endroits qui n’en jouissaient pas, et que les chemins ont été réparés dans la plupart des provinces, nous avons jugé à propos de rendre uniformes dans tous nos états de terre ferme les lois qui concernent le bon ordre des postes, la juridiction sur icelles, leur prompte expédition, et les plus grandes facilités de la course en poste, et de régler par un nouveau tarif les droits et les taxes qu’il est nécessaire, ensuite des changements survenus, de fixer pour l’exercice de ce droit régalien. ».
Pour la première fois dans son histoire, le service des postes était réglementé de manière très stricte et très détaillée. Toutes les composantes de cette grande administration étaient passées en revue. Les charges du personnel et la nature du service rendu aux usagés étaient établis.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:28

GENEALOGIE RIVOD/RIVAUD :

I- Antoine RIVAUD. Originaire de Seyssel (Ain) ? Un Antoine RIVAUD décède le 19.05.1684, à Seyssel (Ain), vue12/31, BMS 1682-1685, AD Ain.

II- Alphonse RIVOD : Fils de Antoine, originaire de Seyssel, Maître Chirurgien. Bourgeois de Chambéry. Il décède le 21.08.1723, à Chambéry, St Léger, chirurgien et 4° syndic. Reçu  au corps de bourgeoisie le 23.12.1695.Le chirurgien RIVOD avait bénéficié de l’aide française, pour entrer dans le conseil de ville. Le 23 mai 1704, la ville admettait Alphonse RIVOD, comme conseiller bourgeois, à la place de GABET, maître apothicaire, décédé, sans scrutin ni concours. Le conseil obéissait à l’ordre du gouverneur DE VALLIERE, lequel avait transmis un message de Louis XIV, favorable au sieur RIVOD. Ce dernier, exerce la charge de 4° syndic en 1708, et fut gratifié de 400 Florins, en partage avec Pierre Antoine  ARESTAN, 2° syndic, pour leurs services extraordinaires. Ils se partagèrent encore les 300 florins, alloués aux revues, données pendant leur syndicat. Il obtint ensuite, la fonction de directeur de La Charité, en remplacement de TONCE, décédé en août 1710, après avoir déjà succédé à Louis VERDET, dan l’office d’ex-consul (mars 1710). En 1718, Alphonse RIVOD, administre les affaires de la cité, en qualité de 4° syndic, ainsi qu’en 1723, mais  il meurt en cours de charge (août 1723). Alphonse RIVOD détenait des propriétés dans le mandement de Chambéry, sur les paroisses de Trivier, St Baldoph, Apremont, Barberaz et Montagnole. Il habitait rue Croix d’Or, réglant pour sa maison 50 florins et 11 sols, à l’occasion du répartement de 1715. Sa contribution, à la Capitation de 1713, atteint la somme de 7 livres. Il a donc été syndic en 1708, 1718,1723. Le 21 février 1697, à Chambéry, on lui doit 200 florins (2C191, tabellion de Chambéry, 1697, folio 79). Il se marie le 05.06.1679, Chambéry, St Léger, avec DUCHENE Philiberte, fille de feu ( ?) François DUCHESNE, originaire de Seyssel. Nous notons la présence à Seyssel (Ain), d’une famille DUCHESNE, dont m° Pierre DUCHESNE, notaire, décédé après 1668 et avant 1675. Ils ont eu au moins 5 enfants :
1-François RIVOD, ° 04.05.1680, Chambéry, St Léger.
2-Catherine RIVOD, ° 05.03.1682, Chambéry, St Léger.
3-Guillaume RIVOD, ° 23.07.1685, Chambéry, St Léger.
4-Joseph RIVOD, ° 07.04.1688, Chambéry, St Léger.
5-Spectable Philibert RIVOD, fils d’Alphonse se marie le 01.10.1701, Chambéry, St Léger.
Avec Jacqueline BERTHOLUS, fille de Claude. Je n’ai pas trouvé sa naissance à Seyssel (Ain).
Le 07.10. 1711, une honorable Philiberte DUCHENE décède à Chambéry, St Léger.
C’est probablement son épouse, car Alphonse RIVOD se remarie le 11.01.1712, à Chambéry, St Léger avec honorable Péronne MATHIEU. Ils ne semblent pas avoir eu d’autres enfants, à Chambéry.
Néanmoins, sur Généanet, il y a au moins :
Antoine RIVOD, fils de Alphonse RIVOD et Péronne MATHIEU, marié , le 11.08.1738, à Attignat-Oncin,avec Vincente Françoise GRUAT, fille de Joseph GRUAT(fils de Claude GRUAT) et Anne GARON(fille de Claude GARON), mariés à Attignat-Oncin, le 07.05.1710, renseignements fournis par Garon André.
Il y a aussi un couple Antoine RIVOD (chirurgien) et Denise BURDET, de Seyssel, sur Généabank, le mariage a lieu à Seyssel, le 26.05.1724. Témoins au mariage ; Vincent BURDET, oncle de l’épouse, François et Jacques BURDET, frères de l’épouse. Dont au moins un enfant : Denis RIVOD, ° le 28.10.1725, Seyssel, décédé le 01.05.1731, à 5 ans et demi, à Jonzier-Epagy(74), dans la généalogie de Claire Hacquard. Cette information est aussi sur Généabank, CGS, l’enfant est inhumé dans l’église de Jonzier.
Sur Généabank, dans les relevés du CGS, figure le décès de Antoine RIVOD, maître chirurgien, à Seyssel (74), le 24.08.1748.
Il ne semble pas y avoir de rapport avec la famille RIVAUD qui devient maître de poste à Chambéry, originaire de Juré (France).

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:54

N° Sosa

Nom

Naissance

Lieu naissance

Conjoint

Date d'union

Lieu d'union

Décès

Lieu décès

Age

Génération 1

 

Charles Pierre François BOURGEOIS

6.9.1765

Montmélian

Marguerite CHARAMEL

5.5.1808

Chateauneuf

14.8.1832

Chateauneuf

66

Génération 2

 

François BOURGEOIS

 

 

Marie PETROZ

23.4.1750

Montmélian

10.1.1778

Montmélian

 

 

Marie PETROZ

5.10.1727

Montmélian

François BOURGEOIS

23.4.1750

Montmélian

29.11.an XII

Montmélian

76

Génération 3

 

Claude BOURGEOIS

31.5.1675

Montmélian

Claudine MOLLIER

25.10.1710

Montmélian

< 1786

 

< 110

 

Claudine MOLLIER

 

 

Claude BOURGEOIS

25.10.1710

Montmélian

 

 

 

 

Claude PETROZ

 

 

Claudine THOMAS

 

 

< 1783

 

 

 

Claudine THOMAS

 

Montmélian

Claude PETROZ

 

 

 

 

 

Génération 4

 

Claude BOURGEOIS

 

Montmélian

Lucrèce BONJEAN

11.9.1672

Montmélian

< 1726

 

 

 

Lucrèce BONJEAN

 

Chambéry

Claude BOURGEOIS

11.9.1672

Montmélian

 

 

 

 

François MOLLIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

André THOMAS

 

 

 

 

 

 

 

 

Génération 5

 

Claude BOURGEOIS

 

 

Benoîte STRUPPIN

< 1665

 

> 1672

 

 

 

Benoîte STRUPPIN

 

 

Claude BOURGEOIS

< 1665

 

 

 

 

 

Noël BONJEAN

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 19:22

 

N° Sosa

Nom

Naissance

Lieu naissance

Conjoint

Date d'union

Lieu d'union

Décès

Lieu décès

Age

Génération 1

 

Jean Baptiste ARRAGON

9.6.1805

Les Echelles

Olympe CONTAT

11.8.1853

Aiguebelle

20.12.1863

Les Echelles

58

Génération 2

 

Charles ARRAGON

3.4.1779

Les Echelles

Claudine FERROUILLET

4.7.1804

Chambéry

22.3.1856

Les Echelles

76

 

Claudine FERROUILLET

15.1.1787

Chambéry

Charles ARRAGON

4.7.1804

Chambéry

2.11.1851

Les Echelles

64

Génération 3

 

Jean ARRAGON

 

Entremont

Claudine MICOUD

28.9.1773

Les Echelles

< 1811

 

 

 

Claudine MICOUD

 

 

Jean ARRAGON

28.9.1773

Les Echelles

> an XIII

 

 

 

Antoine FERROUILLET

15.5.1755

Chambéry

Catherine ARNAUD

27.1.1785

Chambéry

> 1809

 

>= 53

 

Catherine ARNAUD

8.7.1760

Chambéry

Antoine FERROUILLET

27.1.1785

Chambéry

24.5.1806

Chambéry

45

Génération 4

 

Pierre ARRAGON

 

 

Dimanche PELLOUD

 

 

 

 

 

 

Dimanche PELLOUD

 

 

Pierre ARRAGON

 

 

 

 

 

 

Vincent MICOUD

 

 

Claudine HUGUET

 

 

< 1773

 

 

 

Claudine HUGUET

 

 

Vincent MICOUD

 

 

> 1783

 

 

 

Claude FERROUILLET

5.1.1714

Chambéry

Anne GASSILLOUD

30.5.1746

Chambéry

 

 

 

 

Anne GASSILLOUD

14.11.1725

Chambéry

Claude FERROUILLET

30.5.1746

Chambéry

 

 

 

 

Joseph ARNAUD

 

 

Marguerite CURT

 

 

> 1792

 

 

 

Marguerite CURT

 

 

Joseph ARNAUD

 

 

> 1792

 

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 19:05

D’abord réservé à la transmission des ordres royaux, le courrier fut acheminé par des messagers, à pied ou à cheval.

Les relais sont là pour fournir des chevaux frais aux voyageurs ou à la malle poste. En Savoie la lieue de poste était de 4 kilomètres et une poste valait 8 kilomètres, selon le géomètre Pavy, en 1849, (1FS 2090). M. Harzany dans La vie à Aix les bains autrefois, donne pour la poste de Savoie la distance de 12 kilomètres et 330 mètres.

Les relais étaient distants l’un de l’autre de une poste à trois postes 1/2.

 

En Savoie, c’est François 1° (1494-1547), qui introduit la Poste en 1536, lors de l’occupation française (1536-1559) selon l’abbé Truchet. Mais la lettre de concession de la poste d'Aiguebelette, par le Duc de savoie, charles III, à Charles Planche, le 2 août 1521, contredit cette affirmation.En 1536, Etienne Regnault, fils d’Etienne est cité comme « Chevaucheur tenant la poste pour le roi en la cité de Maurienne, au logis des 3 rois  »  à St Jean de Maurienne .A Chambéry, c’est Jean Vignet qui est cité en 1551.

 

Emmanuel-Philibert (1553-1580) officialise la nomination des maîtres de poste, courriers, et estafettes le 8 septembre 1561, son fils Charles Emmanuel (1580-1630) établit leurs privilèges en 1607.

La carte générale de toutes les routes et traverses de France, de 1626, ne fait pas figurer la route du Mont Cenis. En 1632, la carte des routes de poste, établie par Nicolas Sanson, fait figurer la route du  Pont de Beauvoisin à Turin, les relais sont les suivants jusqu’au Mont Cenis ;

Pont Beauvoisin, Aiguebelette, Chambéry, Montmélian, Maltaverne, Aiguebelle, Epierre, La Chambre, St Jean de Maurienne, St Michel, St André, Orfé (Aussois ?), Lanslebourg, Tavernette .

Il y 15 relais de Pont de Beauvoisin  à Lanslebourg, en 1772, qui sont sensiblement les mêmes ; Les Echelles ont remplacées Aiguebelette, et l’on trouve St Thibaud  de Couz, Villarodin et Bramans.

 

Le fonctionnement de ces relais était assuré par les maîtres de poste. Ceux-ci  ne manipulaient pas les lettres, contenues dans des sacs et rangés dans des malles, mais se cantonnaient à fournir des chevaux frais et des guides (les postillons). Les chevaux de poste étaient les seuls à pouvoir circuler au galop.

Le postillon ayant atteint le relais suivant, ramenait les chevaux au trot, lorsqu’ils s’étaient désaltérés et reposés au moins 30 minutes.

Pour aller de Montmélian à Chambéry, au galop et revenir au trot, les postillons mettaient entre 4 heures et 5 heures, en 1846, et ils mettaient de 3 heures 30 minutes à 4 heures 30 minutes, de Montmélian à Maltaverne. Pour avoir établit un « excès de vitesse », en 1843, le garçon d’écurie, Excoffon, ne deviendra pas postillon ; Il a couvert la malle de Montmélian à Maltaverne en 51 minutes, en usant les chevaux.

Les maîtres de poste étaient propriétaires des bâtiments et des chevaux. Quand ils arrêtaient le service, si ils n’avaient pas vendu le relais, celui-ci se déplaçait à un autre emplacement, chez le nouveau titulaire. A Montmélian, le relais a été à au moins à  deux endroits différents et à St Thibaud de Couz il a changé au moins 3 fois de place. Deux à trois postillons, des garçons d’écurie, un bourrelier et quelque fois un maréchal-ferrant dépendaient de lui.

Le nombre de chevaux est variable d’un relais à l’autre et suivant les époques ; En l’an XIII, Piot d’Aiguebelle a 12 chevaux, en 1814, Floret Joseph, de Modane, déclare avoir 20 chevaux et  en 1851, Jean Aragon, de Montmélian a au moins 19 chevaux.

le maître de poste tenait souvent une auberge. Il s’agit de La pomme d’or à Chambéry, La grande maison, aux Chavannes en Maurienne ou Le petit Turin à St Michel de Maurienne.

 

Les maîtres de poste possédaient un brevet attribué par l’autorité en place.

En l’An 2, Maurice Ortolland, obtient le brevet de maître de poste d’Epierre, il touchera 45 sols et les postillons auront15 sols, par poste et par cheval. En 1852, le prix à payer est de 20 centimes, par kilomètre et par cheval et pour le postillon de 12 centimes sauf pour le Mont Cenis dont le tarif est différent. Vers 1850, l’attribution des relais se fera aux enchères.

Ils parvenaient parfois à créer une «dynastie » de maître de poste, comme les Bourgeois, à Montmélian, qui tiennent la poste pendant cinq générations, les Horteur, à Grand-Maison, aux Chavannes en Maurienne, qui eux, tiennent des relais en plusieurs endroit, vers 1865 ou les Aragon qui occupent Montmélian, Les Echelles et Chapareillan.

Certains obtiendront une concession pour le transport des voyageurs en voitures publiques, comme Joseph Horteur, en 1846 ou Cosme Jorcin, de Lanslebourg, pour pouvoir lutter contre la concurrence.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:20

Affiche Messageries Générales
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J'ai crée ce blog pour présenter mes recherches et rencontrer des personnes intéressées par ce sujet très spécifique.

je suis en Savoie. je fais de la généalogie depuis environ 25 ans. Je suis président d'une association d'histoire et de généalogie, l'AREDES, et membre d'associations d'histoire; les amis de Montmélian et de ses environ et la SSHA.

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